A l'aide de ses pattes, le petit papillon timide trace des caractères qui forment des mots, qui forment des phrases, tous et toues mieux choisis les uns que les autres. Le papillon trace, trace à n'en plus finir. On dirai presque qu'il écrit, presque... Qu'il écrit sa douleur d'insecte en manque d'ivresse lumineuse...
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-Chaque douleur me fait plus grandir encore que la précédente. Mais je ne veux pas. J'ai le sentiment de ne pouvoir évoluer plus, ayant oublié comment souffrir.
-Tu ne dois pas avoir mal; c'est la vie qui te fait grandir, et les douleurs en font partie. Aussi, "souffrir", subir, en grandissant serait souffrir de vivre.
-Mais je vie. Mais je souffre...
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Les papillons ne dorment pas, ils rêvent. Un papillon jamais ne cesse de battre des ailes, jamais ne se pose. Le papillon tournoie autour du lampadaire, sans savoir que l'étoile est à des milliers d'années-lumière. Il vole et tourne à s'en rendre fou, comme si la lumière du lampadaire suffisait à le faire vivre.
-Et c'est mon cas
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Pourtant un réverbère n'est que l'imitation d'une étoile...mais c'est le réverbère que l'on chérit. Peut-être parce qu'il est accessible, peut-être parce que l'on peut le changer... Le lampadaire pourtant n'est qu'illusion, n'est imitation. Jamais un réverbère ne donnera le souffle de vie d'une étoile. Mais le papillon ne voit que lui. Le jour où ses yeux d'insecte se posent sur l'étoile, il meurt, se brûle les ailes.
Icare miniature, il disparaît...
ps : ça, c'est récent, mais il ne faut pas chercher un sens, il n'y en a pas, ou plutôt, il y en a tellement que c'est pas compréhensible... désolée!!!