étreinte prosaïque et tumultueuses amours...

étreinte prosaïque et tumultueuses amours...
Je ne suis qu'encre sur page
Je ne vis que par tes yeux...
Pour peu que tu me lise
Née d'une mains
Puis portée à ton regard
Tu m'as rendu la vie

Je ne suis qu'encre sur page
A peine un signe
Peut-être un baiser sur tes lèvres...
Pour peu que tu le veuille

Je n'existe pas, je ne suis pas
Sauf si tu veux de moi
Je ne suis qu'encre sur page
Sans tes yeux mon coeur ne bat pas

Je ne suis rien sans toi
A peine une étreinte
Pour peu que tu viennes dans mes bras
Sinon je ne suis qu'encre sur page

Un trait, fin et déliés tout à la fois
Un trait rouge sang
Une ligne courbe de douleur....

Un trait qui dit peu de choses
Mais c'est ma seule raison d'être
Autrement je ne serai qu'encre sur page

Une ligne sang qui disais :
Je t'aime, donnne moi la vie
Lis moi...

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:44

chant de mémoire

-chante-moi la série du nombre trois, jusqu'à ce que je l'aprenne aujurd'hui!


-Trois parties dans le monde
trois commencements, trois fins
pour l'homme comme pour le chêne
trois royaumes de Merlin, pleins de fruits d'or, de fleurs brillantes et de petits enfants qui rient

-deux boeufs attelés à une coque, ils tirent, ils vont expirer, voyez la merveille!

-pas de série pour le nombre un, la nécessité unique, le trépas, père de la douleur
rien avant, rien de plus


(rien de spécial à comprendre, cette vieille chanson bretonne (connue par coeur) comporte 12 couplets, en voilà trois, la suite après...)

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:31

au creux de mes rêves pathétiques, "le moi est haïssable"

au creux de mes rêves pathétiques, "le moi est haïssable"
je crois que je partirai, juste pour le dire.
Bercée d'une passion sereine ou je ne parlerai plus de moi.Ce moi si pesant et si léger tout à la fois.
Ce moi si vide et si plein, ce morceau de néant que j'ose nommer.
je suis un vide entouré de rien
"et j'irai loin, bien loin...comme un bohémien" (rimbaud)
Ce moi est hélas mien. "lorque l'enfant était enfant", il ne connaissait pas sa chance.Me voilà condamnée à délirer dans mon jus de non-sens qui mène droit au mur.
Je ne sais plus jouer, juste exploser.
En mettre partout, que mes idées repeignent la pièce.
Et je partirai, loin de cette atrocité
et je partirai, en un éclat...de fumée

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:19

quelqu'un a dit

quelqu'un a dit
Je ne suis personne
parmis tous ces inconnus
L'heure tourne et sonne
le temps passe et tue
Noyées dans le culte du passé
à en perdre l'avenir
Les roses jeunes ont séché
personne n'a voulu voir venir...
Je suis une silhouette immobile
devant toutes ces couleurs qui défilent
Personne ne pleure le paradis perdu,
tous étaient là, mais n'ont rien vu...


(me laissant porter par les mots, je découvre le sens du néant, où les paroles sont vaines et vains les sentiments)
caligo latarre

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:05

je tremble, mais

je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit
la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale
j'affronterai ma peur
je lui permettrai de passer sur moi
au travers de moi
et lorsqu'elle sera passée, mon oeil intérieur se tournera vers son chemin
là où elle sera passée
il n'y aura plus rien
rien que moi.



franck herbert, le cycle de dune

# Posté le jeudi 19 juin 2008 17:12

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:53