au creux de mes rêves pathétiques, "le moi est haïssable"

au creux de mes rêves pathétiques, "le moi est haïssable"
je crois que je partirai, juste pour le dire.
Bercée d'une passion sereine ou je ne parlerai plus de moi.Ce moi si pesant et si léger tout à la fois.
Ce moi si vide et si plein, ce morceau de néant que j'ose nommer.
je suis un vide entouré de rien
"et j'irai loin, bien loin...comme un bohémien" (rimbaud)
Ce moi est hélas mien. "lorque l'enfant était enfant", il ne connaissait pas sa chance.Me voilà condamnée à délirer dans mon jus de non-sens qui mène droit au mur.
Je ne sais plus jouer, juste exploser.
En mettre partout, que mes idées repeignent la pièce.
Et je partirai, loin de cette atrocité
et je partirai, en un éclat...de fumée

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:19

quelqu'un a dit

quelqu'un a dit
Je ne suis personne
parmis tous ces inconnus
L'heure tourne et sonne
le temps passe et tue
Noyées dans le culte du passé
à en perdre l'avenir
Les roses jeunes ont séché
personne n'a voulu voir venir...
Je suis une silhouette immobile
devant toutes ces couleurs qui défilent
Personne ne pleure le paradis perdu,
tous étaient là, mais n'ont rien vu...


(me laissant porter par les mots, je découvre le sens du néant, où les paroles sont vaines et vains les sentiments)
caligo latarre

# Posté le vendredi 20 juin 2008 17:05

je tremble, mais

je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l'esprit
la peur est la petite mort qui conduit à l'oblitération totale
j'affronterai ma peur
je lui permettrai de passer sur moi
au travers de moi
et lorsqu'elle sera passée, mon oeil intérieur se tournera vers son chemin
là où elle sera passée
il n'y aura plus rien
rien que moi.



franck herbert, le cycle de dune

# Posté le jeudi 19 juin 2008 17:12

Modifié le vendredi 20 juin 2008 16:53